Les 6 technologies émergentes qui vont changer le monde

Il y a de nombreuses technologies qui vont émerger dans les décennies qui vont venir et qui vont profondément influencer notre vie quotidienne. Parmi toutes ses technologies, il y a 6 technologies dont je voudrais évoquer, car je trouve que ce sont des technologies qui ont un fort potentiel dans l’avenir, qui se développent rapidement, et qui vont probablement influencer notre monde dans les prochaines décennies.

Pour chacune de ces 6 technologies, j’explique pourquoi selon moi, pourquoi ces technologies vont sûrement changer notre monde dans un avenir proche. Voici ces 6 technologies :

  1. Big Data
  2. Intelligence Artificielle
  3. Voitures autonomes
  4. Blockchain
  5. Réalité Virtuelle et Réalité augmentée
  6. Imprimante 3D

LE BIG DATA

Le Big Data désigne un ensemble très volumineux de données ou volume massif de données. Chaque jour, nous produisons de nombreuses données, comme les emails que nous envoyons, les messages sur les réseaux sociaux, les articles et les vidéos mis en ligne, les signaux GPS et autres. Cet ensemble de données est ainsi le Big Data.

Face à cette énorme masse de données, il faut pouvoir s’y retrouver et traiter les données. Le Big Data est en fait la capacité à traiter de gros volumes d’informations avec des moyens informatiques de plus en plus standards. Ces volumes d’informations ou de données intéressent de nombreux secteurs comme le tourisme, le commerce, la publicité, la génétique, l’astronomie ou les ressources humaines. On peut considérer que les données volumineuses sont le nouvel or noir de l’ère numérique.

Pour gérer le Big Data, il faut collecter, traiter, analyser ces données et prendre toutes les actions pertinentes suite à l’analyse de ces données. On utilise généralement des bases de données NoSQL qui sont plus performants que les bases de données classiques SQL (clé/valeur, colonne, ligne, table) pour traiter le Big Data.

Le phénomène du Big Data est caractérisé par les 5V :

  1. Volume
  2. Vitesse
  3. Variété
  4. Véracité
  5. Valeur

1) Volume

Le Volume désigne la masse d’informations produite chaque seconde. En 2000, 20% des données étaient numériques et le reste était analogique. En 2015, 98% des données sont maintenant numériques et le reste est analogique. Ces données sont produites par les ordinateurs personnels, les smartphones, les tablettes et autres appareils.

Chaque minute, nous produisons :

  • 216000 photos sur instagram
  • 270000 tweets
  • 30 milliards de messages instantanés
  • 200 millions de mails

La plupart de ces données sont récoltées par deux entreprises qui sont :

  • Google avec Gmail, le moteur de recherche Google, Android et Youtube
  • Facebook avec Instagram et WhatsApp

Ces deux entreprises accumulent ces données pour pouvoir les traiter avec pour objectif de fidéliser les utilisateurs afin d’accumuler le maximum de données à monétiser auprès de leurs annonceurs.

2) Vélocité

La Vélocité désigne la rapidité de l’élaboration et du déploiement des nouvelles données.

3) Variété

La Variété désigne les différent types de données comme des images, des vidéos, des textes, des voix, et autres. Dans l’ensemble de ces données, 80% de ces données sont non-structurées et les 20% restants sont des données structurées qui sont stockées dans des tables de données relationnelles.

4) Véracité

La Véracité représente la crédibilité et la fiabilité des données collectées. Comme une grande quantité de données est recueilli, tous les contenus ne sont pas toujours authentiques. Par exemple, sur Twitter, certains messages peuvent contenir des coquilles, des abréviations ou du langage familier.

5) Valeur

La Valeur est le profit que l’on puisse tirer de l’usage du Big Data.

Pour illustrer le Big Data, on peut citer deux entreprises comme Uber et Netflix qui vont sélectionner uniquement les bonnes data, qu’on pourrait appeler le Right Data parmi la grande masse de données.

Uber

Uber est une entreprise américaine qui développe des applications mobiles pour mettre en contact les utilisateurs et les conducteurs afin de réaliser des services de transport. Uber récolte un volume massif de données à partir de leur application mobile utilisée par leurs chauffeurs et leurs clients, mais il ne se contente pas que de recueillir ses données, il collecte surtout des données pertinentes qui lui permet de mettre en relation les clients (consommateurs) et les chauffeurs (fournisseurs de service). Identifier le besoin du client (avoir une voiture) et la position géographique du besoin du client (chercher le client à cet endroit) sont les deux data qui ont permis à Uber de rendre les taxis obsolètes.

Netflix

Netflix est une entreprise américaine qui propose une plateforme de films et séries télévisées en streaming sur internet. En 2016, 71 millions de personnes utilisaient le service de streaming Netflix, ces millions d’utilisateurs génèrent des données qui seront collectées et analysées pour mieux comprendre les habitudes des spectateurs. La préférence des utilisateurs pour tel type de film est la bonne Data de Netflix, qui a ainsi mis en place un moteur de recommandation et des mots-clés pour chaque série télévisée. En fonction de ce que les utilisateurs ont le plus apprécié, des suggestions basées sur des mots-clés seront proposés aux utilisateurs.

Dans le futur, le Big Data pourra être utilisé dans le secteur médical en créant de nouveaux traitements, dans l’humanitaire, il pourra aussi être utilisé à gérer les catastrophes naturelles et à gérer les conséquences des guerres. Le Big Data sera bien sûr utilisé pour des buts commerciaux comme cibler au mieux des clients pour les publicitaires, ou de proposer de meilleurs offres promotionnelles.

Le Big Data associé au Machine Learning, permet de faire de l’analyse prédictive, qui sera utilisée dans divers secteurs telles que la santé, l’agriculture, l’administration des collectivités et surtout le marketing. Un autre exemple, est le Big Data associé au Deep Learning, qui permet de différencier différents types de données y compris des formes, des couleurs et des indications sur des images ou des vidéos. De plus, l’augmentation de l’Internet des Objets connectés fournit une très grande quantité d’informations qui permet le développement du Big Data.

Voilà pourquoi, je pense que le Big Data va influencer de plus en plus notre vie quotidienne dans les années à venir.

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

L’histoire de l’IA (Intelligence Artificielle) est assez courte et montre que ce domaine a beaucoup progressé en une soixantaine d’années. En effet, nous sommes passés du premier ordinateur qui pouvait faire quelques calculs à des machines très sophistiqués. La première machine à montrer ses capacités d’IA a été Deep Blue, c’est un superordinateur de IBM qui a battu le champion mondial d’échecs, Garry Kasparov, en 1997. Ensuite, il y a eu l’IA de Watson développé par IBM, qui a remporté une émission de jeu télévisé « Jeopardy! » en répondant à des questions formulées en langage naturel. Et enfin, AlphaGo, l’IA de Google DeepMind, qui a battu le champion mondial du jeu de Go, Lee Sedol sachant que le jeu de Go est un jeu beaucoup plus complexe que celui des échecs.

Les progrès dans l’algorithmique, l’accroissement de la puissance de calcul des ordinateurs et la science des données ont permis de faire avancer l’IA ces dernières années. C’est pourquoi, on entend beaucoup parler de l’IA ces derniers temps. On pourrait définir l’IA comme l’ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des programmes informatiques dotés de processus de haut niveau comme l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique. En fait, on peut diviser l’IA en deux parties, la partie IA forte et la partie IA faible.

L’IA « forte » se base sur l’apprentissage, c’est-à-dire qu’il emmagasine de nouvelles données et modifient son propre fonctionnement. L’IA « faible » se différencie de l’IA « forte » par le fait que le programme informatique simule l’intelligence. L’IA est donc un terme très global, et je pense que le terme scientifique de l’IA serait plutôt le machine learning, car la plupart des techniques utilisées de l’IA sont issues du machine learning, en particulier le deep learning (une des branches du machine learning) qui est très utilisé pour la reconnaissance d’images comme par exemple le CNN (Convolutional Neural Networks) qui est un réseau de neurones convolutifs.

L’IA est déjà utilisée dans plusieurs domaines, par exemple dans le médical avec Watson qui aide les médecins à faire des diagnostics. Il y a aussi les voitures autonomes qui utilisent l’IA pour acquérir un certain niveau d’autonomie sur la route. Les assistants personnels par les smartphones, PC, ou les enceintes connectées comme Siri de Apple, Cortana de Microsoft, Google Now de Google, Bixby de Samsung Galaxy S8 et Alexa d’Amazon utilisent également l’IA en s’appuyant sur l’apprentissage de nos habitudes afin de fournir des informations pertinentes selon le contexte.

Les applications de l’IA sont ainsi nombreuses et présentent de nombreux marchés que les géants du web tels que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) et les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) cherchent à conquérir.

Les applications et marchés de l’IA concernent :

  • La reconnaissance d’images statiques, leur classification et marquage

Les géants du web souhaitent utiliser l’IA pour collecter et analyser les images hébergées sur leurs serveurs pour les retrouver plus facilement.

  • L’utilisation d’algorithme de trading pour améliorer les performances financières

Le secteur financier est intéressé par l’IA pour anticiper les opportunités et les risques financiers avec des algorithmes de trading qui traitent des indices boursiers et des facteurs géopolitiques.

  • La détection et la classification d’objet pour éviter les collisions et la navigation

Les voitures autonomes ont besoin d’identifier, de détecter des obstacles et de faire du suivi d’objet pour pouvoir rouler sur la route.

  • Le traitement des données médicales de patients

Dans le médical, cela permettrait de détecter certaines maladies chez certains patients avant qu’elles ne se manifestent.

  • L’apprentissage de certaines tâches par des robots

Certaines tâches pourraient être apprises par des robots sans qu’il soit nécessaire de les programmer pour cela.

  • La maintenance prédictive dans l’IT et dans le secteur industriel

Prévoir d’éventuelles pannes informatiques ou sur des produits industriels peuvent faire gagner du temps et de l’argent aux entreprises.

  • L’identification d’images par la requête textuelle

Retrouver une image par le biais d’une requête textuelle.

  • La détection automatique de caractéristiques géophysiques

Cette détection permettrait d’anticiper des intempéries comme des tempêtes, des cyclones, des tsunamis ou des séismes.

  • La distribution de contenus sur les réseaux sociaux

L’affichage de contenu adapté aux préférences de l’utilisateur.

  • L’identification, la détection et le suivi d’objet
  • La prévention contre les attaques liées à la cybersécurité

Le secteur militaire est aussi intéressé par l’IA pour l’intégrer dans des armes et des drones, ce qui suscite de nombreuses polémiques sur les armes autonomes qui pourraient accélérer des conflits.

Pour conclure, l’IA présente de nombreuses applications et je pense donc que l’IA fera partie de plus en plus de la vie quotidienne dans les années à venir. L’IA présente de nombreux avantages, mais tout va aussi dépendre de la manière dont sera utilisée l’IA.

LES VOITURES AUTONOMES ET LES DIFFÉRENTS NIVEAUX D’AUTONOMIE

L’électrification, la conduite autonome et la connectivité sont les trois facteurs qui vont construire le futur de la voiture, c’est-à-dire la voiture électrique autonome et connectée.

L’électrification des voitures va résoudre le problème de la pollution et des bruits sonores des voitures actuels. La conduite autonome, va réduire considérablement le nombre d’accidents. La connectivité va permettre aux passagers de consulter des informations (météo, trafic routier, etc.) et de s’occuper durant le trajet.

Avant de continuer, je vais définir ce qu’est concrètement une voiture autonome. Une voiture autonome est un véhicule capable de rouler sur la route sans l’intervention d’un conducteur. C’est un véhicule qui est équipé de nombreux capteurs comme des capteurs à ultrasons, des caméras et des lidars afin de percevoir son environnement. Les données récupérées par les capteurs sont traitées par des logiciels et des processeurs qui permettent de faire de la fusion de données afin d’observer son environnement et de détecter d’autres véhicules, des obstacles, des panneaux et des limites de chaussées. Ensuite des algorithmes d’intelligence artificielle vont décider de l’action à effectuer sur les commandes du véhicule (volant, accélérateur, frein, etc.).

Lors de ma visite au salon mondial de l’automobile à Paris, j’ai pu constater cette tendance des véhicules électriques car la plupart des constructeurs automobiles ont présenté des véhicules électriques, l’électrification des véhicules est donc bien en progrès. Certains constructeurs ont aussi présenté des véhicules semi-autonomes, ce qui confirme bien la tendance de la conduite autonome. La technologie de la connectivité existe déjà, nous utilisons tous internet, des écrans tactiles avec les smartphones et tablettes. On retrouve donc bien les trois facteurs qui vont permettre le développement des véhicules autonomes dans nos modes de vie.

Personnellement, je pense que les progrès de l’intelligence artificielle vont favoriser le développement des véhicules autonomes. Cette arrivée va bien sûr bouleverser le secteur du transport et la mobilité au quotidien. De plus, la plupart des constructeurs automobiles et de nombreuses sociétés du web, du logiciel et de l’électronique, travaillent sur les véhicules autonomes.

Face au développement des véhicules autonomes, des normes ont été créées pour classifier les véhicules selon leur niveau d’autonomie. Il existe ainsi 6 niveaux d’autonomie :

  • Niveau 0 : Aucune assistance

Le conducteur garde le contrôle total sur toutes les fonctions du véhicule (contrôle, freins, accélération, direction). L’ordinateur de bord, peut cependant, assister le conducteur sur des franchissements de ligne en émettant une alerte sonore.

  • Niveau 1 : Assistance à la conduite

L’ordinateur de bord peut prendre en charge la vitesse ou la direction, et donc pas les deux en même temps. Le conducteur garde toujours le contrôle de l’autre fonction (vitesse ou direction) ainsi que le contrôle complet du véhicule.

Exemple : le régulateur de vitesse, le radar de franchissement de ligne, le freinage automatique d’urgence, l’avertisseur de collision.

  • Niveau 2 : Automatisation partielle

L’ordinateur de bord peut prendre le contrôle de la vitesse et de la direction. Le conducteur supervise les opérations, mais doit toujours rester attentif, surveiller l’environnement du véhicule, et reprendre le contrôle total du véhicule en cas de défaillance car la responsabilité du conducteur est entièrement engagée.

Exemple : un assistant de conduite dans les embouteillages (régulateur de vitesse adaptatif) ou un assistant de parking.

  • Niveau 3 : Automatisation conditionnelle

Dans ce niveau, la conduite peut être entièrement déléguée à l’ordinateur de bord, mais seulement pour des situations pré-définies comme sur autoroute par exemple. L’ordinateur de bord est donc capable de surveiller l’environnement du véhicule grâce à des fonctions de détection d’objets (routes, lignes, véhicules). Il est aussi capable de reconnaître ses limites quand il est incapable de gérer la situation et invite le conducteur à reprendre le contrôle du véhicule par le biais d’une alerte sonore ou visuelle envoyée plusieurs secondes à l’avance.

Exemple : le pilote d’autoroute, le parking automatique, le roulage en convoi.

  • Niveau 4 : Forte automatisation

L’ordinateur prend le contrôle du véhicule entier, uniquement dans des zones prédéfinies comme sur autoroute ou sur un parking. Le conducteur peut donc lire le journal ou ses messages sans se soucier de la route. Cependant, dès que le véhicule quitte cette zone de conduite automatisée prédéfinie, le conducteur doit obligatoirement reprendre la main, mais s’il n’y a pas de reprise en main du conducteur, le véhicule est capable de réagir tout seul en se mettant en position de sécurité.

  • Niveau 5 : Automatisation complète

Le véhicule est capable de conduire dans toutes les situations. L’ordinateur de bord a donc le contrôle sur toutes les fonctions du véhicule. Les éléments de contrôle comme le volant ou les pédales peuvent donc être enlevés.

Le développement des véhicules autonomes pourraient même impliquer le développement de robots taxis, c’est-à-dire, une flotte de véhicules autonomes. L’industrie automobile passerait ainsi d’une industrie de biens à une industrie de services sachant que les véhicules resteront la propriété de la compagnie de transport.

Les voitures autonomes seront aussi connectées et disposeront d’une connexion internet. Ils pourront informer l’utilisateur et ses passagers, de la météo, du trafic routier et de la formation d’un embouteillage. Ils vont aussi donner du temps aux passagers, ce qui va être une opportunité pour Google et Apple d’introduire des services embarquées comme l’infotainment dans les voitures autonomes.

Pour conclure, je pense que les voitures autonomes seront une des premières applications concrètes de l’intelligence artificielle qui vont bouleverser le secteur du transport et changer nos habitudes.

 

LA BLOCKCHAIN

La blockchain (bloc de chaînes) est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, décentralisée, et fonctionnant sans organe central. Bref, c’est une sorte de protocole de gestion de données numériques, une grosse base de données sécurisée et transparente. On peut voir la blockchain comme une sorte de livre de compte ou de registre qui contient la liste de tous les échanges effectués entre utilisateurs.

Comme ce registre est décentralisé, il est donc stocké sur les serveurs de ses utilisateurs. Ce registre est mis à jour en temps réel et il est infalsifiable car il repose sur un système cryptographique de validation par les utilisateurs à chaque transaction. Ces ensembles de transactions (les lignes du registre) sont inscrites dans le livre après validation, par blocs de données et forme ainsi une chaine de blocs inaltérables : la blockchain.

La blockchain est souvent confondue à tort avec le Bitcoin, mais le Bitcoin est une crypto-monnaie qui utilise la blockchain pour assurer la traçabilité des transactions puisque chaque bitcoin a un code de cryptage propre. Ainsi un utilisateur ne peut se servir de ses bitcoins qu’auprès d’un seul destinataire correspondant à une seule transaction donnée.

Lors de ma visite au salon de Microsoft Experiences, j’ai pu assister à une conférence sur la blockchain et il en ressort que la blockchain peut être utilisée dans trois catégories distinctes :

  • Le transfert d’actifs : monnaie, titres, actions, obligations, votes, etc.
  • Registre : meilleure traçabilité des produits et des actifs.
  • Smart contracts : programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

Je suis également allé au salon Futur en Seine, qui organisait des expériences, conférences, workshops sur l’innovation et qui regroupait de nombreuses startups dont des startups qui utilisaient la blockchain pour des systèmes de vote dans le cadre, par exemple, d’une élection interne. D’une manière générale, les blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des systèmes informatiques distribués.

La blockchain pourrait donc remplacer les plateformes d’intermédiation utilisées par Airbnb, Uber et BlablaCar qui sont des intermédiaires qui centralisent l’information et les interactions entre les utilisateurs, captant au passage une commission, soit une partie de la valeur qui transite sur leur plateforme.

Avec la technologie blockchain, il n’y aurait donc plus besoin d’intermédiaires et les utilisateurs pourraient effectuer des transactions de pair-à-pair directement avec un chauffeur ou un loueur, sans presque aucune commission ni intermédiaire. Cette technologie blockchain pourrait donc menacer plus ou moins le business de Airbnb, Uber et BlablaCar.

Cette technologie de blockchain pourrait ainsi trouver de nombreuses applications concrètes telles que :

  • Un système de vote en ligne : par exemple, lors d’une élection interne, l’utilisation du blockchain permet un vote sécurisé et un résultat transparent avec une annonce rapide des résultats. La blockchain appliquée au système de vote en ligne permet donc d’éviter toute fraude et contestation des résultats de vote, et pourrait par conséquent, intéresser des partis politiques ou des pays qui ont parfois des difficultés à compter les votes et des problèmes de fraude.
  • Une indemnisation automatique en cas de retard ou d’annulation de vol : par exemple, des systèmes d’assurance-voyage peuvent utiliser le principe des smart contracts qui reposent sur des programmes autonomes qui lancent automatiquement les conditions du contrat, sans que la personne doive remplir le moindre formulaire.
  • Une plateforme de transfert d’argent : les avantages d’utiliser la blockchain dans ce type de plateforme sont la rapidité des transferts (quelques minutes contre plusieurs jours pour certains transferts à l’étranger) et le faible coût de ces transferts (quelques centimes pour chaque transaction) par le biais de cryptomonnaies qui sont convertissables en monnaies traditionnelles.

La blockchain peut donc avoir de nombreuses applications dans divers secteurs tels que les banques, l’assurance, immobilier, santé, énergie, transports, vote en ligne, et trouve ainsi d’autres applications autres que le domaine monétaire.

Personnellement, je pense donc que la blockchain est une technologie prometteuse, car elle semble présenter de nombreux avantages comme l’automatisation des smart contracts, la création de confiance entre deux parties sans plateforme d’intermédiation, un nouveau mode de gouvernance (système de vote infalsifiable et ergonomique) et une réduction drastique des coûts de transaction (finance).

En fait, dans la plupart des applications potentielles de la blockchain, le défi est de construire une expérience utilisateur et surtout de gagner la confiance des utilisateurs à vouloir utiliser cette nouvelle technologie.

REALITE VIRTUELLE ET REALITE AUGMENTEE

Les progrès en réalité virtuelle et en réalité augmentée ont permis de démocratiser leur utilisation avec la sortie de nombreux casques de réalité virtuelle. Pour éviter toute confusion entre ces deux technologies, je vais rappeler ce qu’est la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Le principe de la réalité virtuelle est de créer une immersion de l’utilisateur dans un monde virtuel en 3D dans lequel il peut se déplacer et interagir.

Le principe de la réalité augmentée est d’utiliser le monde réel pour y afficher des informations en 2D ou 3D tels que des images, des nombres et des textes avec lesquelles l’utilisateur peut également interagir. Cette technologie de réalité augmentée superpose en fait des éléments virtuels au monde réel, le monde réel est donc augmenté avec des informations digitales pour apporter plus de précisions à l’utilisateur sur son environnement.

Il y a aussi la réalité mixte, qui est en fait, le mélange entre les deux précédentes technologies, c’est-à-dire entre la réalité virtuelle et la réalité augmentée qui se traduit par la superposition des informations digitales comme les images, les nombres et les textes dans le monde réel et la superposition d’objets ou d’éléments vivants.

Il existe surtout de nombreux casques de réalité virtuelle et quelques casques de réalité augmentée ou réalité mixte.

Casques de réalité augmentée :

  • L’Oculus Rift qui est le caque de réalité virtuelle de Facebook pour PC
  • Le Project Morpheus de Sony pour PS4
  • Le Vive de HTC & Valve pour PC
  • Le Gear VR de Samsung pour mobile
  • Le Cardboard de Google pour mobile

Casque de réalité augmentée :

  • Hololens de Microsoft

Casque de réalité mixte :

  • Acer Windows Mixed Reality Development Edition Headset

Il y a quelques mois, je suis allé au salon de la réalité virtuelle à Paris, Virtuality 2017, où il y avait plus de 110 startups qui ont présentés leurs produits pour la réalité virtuelle. Ce salon de la réalité virtuelle a été une très bonne occasion de tester les dernières technologies de réalité virtuelle. J’ai ainsi pu tester la plupart des casques de réalité virtuelle comme HTC Vive, Oculus Rift, Samsung Gear VR, et le casque de réalité augmentée Microsoft Hololens. Dans ce salon, il était aussi possible de tester des simulateurs de vols et des salles immersives. En parcourant ce salon de la réalité virtuelle, j’ai remarqué que la réalité virtuelle est principalement utilisée dans le secteur du divertissement et du jeu vidéo.

Par exemple, la startup Hypersuit a présenté leur technologie mêlant un casque de réalité virtuelle et un exosquelette pour simuler les mouvements de l’air. Cette nouvelle technologie est particulièrement adaptée pour des jeux positionnant le personnage dans l’air. Cependant, j’ai aussi pu constater que la réalité virtuelle est aussi appliquée pour former des personnes dans le médical, l’aéronautique, la maintenance ferroviaire, la pétrochimie ou le nucléaire. Par exemple, des médecins ou des chirurgiens peuvent utiliser la réalité virtuelle pour s’entraîner à opérer virtuellement un patient. J’ai également pu voir que la réalité virtuelle est aussi utilisée pour le marketing d’un produit et un grand nombre d’animations de réalité virtuelle ont été développées pour promouvoir des produits comme des boissons ou des parfums par exemple.

Il y avait également de nombreuses conférences lors cet évènement, et j’ai ainsi pu assister à quelques conférences et il en ressort que beaucoup de startups de différents secteurs misent sur la technologie de réalité virtuelle. Ce salon de réalité virtuelle a attiré plus de 15000 visiteurs.

Pour conclure sur la réalité virtuelle, je pense que la réalité virtuelle n’est qu’à ses débuts, par exemple, les casques de réalité virtuelle actuels peuvent être encombrants à porter et il se peut que le casque puisse être remplacé par des verres de lunettes. Google avait par exemple annoncé lors de sa conférence I/O 2017 qu’ils allaient lancer des casques de VR autonomes avec HTC et Lenovo, c’est-à-dire, des casques qui fonctionnent sans smartphone, sans PC et sans câble. Toute l’électronique serait intégrée à l’intérieur du casque.

Les progrès de la réalité augmentée vont aussi accélérer le déploiement de cette technologie, en particulier la réalité augmentée dans les smartphones dotés d’une caméra 3D qui permettront de visualiser un meuble virtuel dans son salon avant de passer commande, ou d’avoir des vêtements sur mesure grâce à la caméra 3D du smartphone. La caméra 3D sera aussi une nouvelle interface homme-machine avec la reconnaissance gestuelle ou faciale. Ainsi, la réalité augmentée sera plus facilement adoptée que la réalité virtuelle car elle ne coupe pas l’utilisateur du monde réel.

LA REVOLUTION DE L’IMPRIMANTE 3D

Depuis quelques années, l’impression 3D est devenue possible grâce aux imprimantes 3D. Les imprimantes 3D suivent le même principe que les imprimantes 2D, mais au lieu d’imprimer de l’encre sur des feuilles de papier, l’imprimante 3D imprime des objets en superposant de fines couches certains matériaux comme le plastique, le métal, l’argile, la résine et autres. A partir d’un logiciel 3D ou d’un scanner 3D, il est possible de modéliser des objets puis de les imprimer avec l’imprimante 3D. Les possibilités d’impression sont immenses avec l’imprimante 3D, il est pratiquement possible d’imprimer toutes les formes possibles. Les seules contraintes sont la taille de l’imprimante et l’imagination de l’utilisateur.

L’imprimante 3D peut être utilisée dans beaucoup de domaines d’applications comme l’industrie, la robotique, la joaillerie, la médecine, l’alimentaire, la mode, l’armement, le bricolage, l’architecture, design, santé, aéronautique et marketing. Il existe même des imprimantes nano 3D, comme Nanoscribe qui imprime à l’échelle de quelques microns. A partir d’un modèle de CAO d’un vaisseau spatial, l’imprimante nano 3D, Nanoscribe, imprime en utilisant des lasers et des miroirs rotatifs pour diriger les faisceaux afin de créer une structure en plusieurs couches par polymérisation.

Certaines imprimantes 3D peuvent imprimer des objets de plusieurs mètres. Ce qui permet par exemple, d’imprimer des morceaux de bois afin d’assembler une maison. Le projet WikiHouse, est un projet open-source qui propose des modèles de maison à assembler soi-même à partir de modèles imprimées en 3D. Cependant, imprimer une maison en bois pose des problèmes d’assurance et de réglementations législatives ainsi que des problèmes de résistance et d’isolation. Ces maisons peuvent surtout être une opportunité pour abriter des millions de sans abris. A Amsterdam, des architectes utilisent l’imprimante 3D pour imprimer leurs maquettes mais aussi d’imprimer directement leurs maisons. A Shanghai, partant du principe que des voitures et des avions sont fabriqués en série, un entrepreneur a pensé faire la même chose avec les maisons et a donc créé une société qui fabrique des maisons en série avec des imprimantes 3D en mélangeant du béton avec un autre matériau pour solidifier la maison. On peut aussi imaginer que des mobiliers peuvent aussi être imprimés à partir de modèles 3D.

L’utilisation des imprimantes 3D permet donc d’imprimer toutes formes d’objets que l’on veut. Dans l’industrie aéronautique et automobile, cette technologie de l’imprimante 3D permet de construire des pièces à moindre coût et d’économiser le coût de production.

Des voitures peuvent même être imprimées, c’est le cas de la société Divergent Microfactories qui a conçu une voiture de sport en impression 3D, qui est la Balde.

Je pense que l’impression 3D est une révolution technologique car elle révolutionne le mode de production industriel et invente de nouveaux produits qui construiront le monde de demain. Par exemple, des entreprises comme PSA, Airbus et Safran utilisent désormais des machines d’impression 3D pour construire des voitures et des avions.

Les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique sont très concernés par cette révolution de l’impression 3D. L’impression 3D présente deux avantages pour ces secteurs qui sont le gain de temps et la personnalisation des pièces. En effet, pour des marchés comme l’automobile et l’aéronautique qui sont très concurrencés, le temps est capital, et le gain de temps dans le prototypage de pièces est un vrai avantage. De même, personnaliser des pièces d’avion ou de voiture sans augmenter le temps de fabrication est un vrai plus.

Du côté des particuliers, les imprimantes 3D n’ont cependant rien à voir avec celles des industriels, mais elles permettent aux particuliers de construire leurs propres objets ou des pièces pour faire un robot par exemple. L’intérêt des imprimantes 3D pour les particuliers, c’est qu’ils peuvent modéliser toute forme d’objet selon leur imagination.

Pour conclure sur l’impression 3D, les imprimantes 3D sont une véritable révolution technologique car elles permettront d’une part aux entreprises de créer leurs produits rapidement et précisément et d’autre part aux particuliers de construire ses propres objets et peut-être devenir des architectes de leurs propres maisons.

A propos Nicolas Chen 61 Articles
Nicolas Chen est le Fondateur et Président de OpenDeepTech. Il est aussi un ingénieur logiciel qui a travaillé dans de nombreuses entreprises de divers secteurs tels que l'automobile, l'aéronautique, la défense, le médical et la robotique.

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